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09/07/2022

"Bonne nouvelle..."

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Bonne nouvelle, les novellistes sont de retour. Ils se sont mis à deux pour nous offrir un recueil de dix-neuf nouvelles : "Dures comme le bois". Judith Wiart et Frédérick Houdaer nous offrent une sorte de florilège de leur art narratif et nous sortons de la lecture avec la tête pleine de possibles, de trajectoires, de carrefours. Se faire raconter des histoires, lire des gens qui s’en racontent est une source de jouissance certaine. Chaque nouvelle est comme un fragment de journal intime. On y traque l’ironie du sort, bien sûr, ce moment où les choses se retournent et également ce moment où pensant qu’elles vont se retourner, elles restent. Le pied de nez est notre lot. Les nouvelles sont à l’image de nos vies, elles n’en sont pas un condensé mais un extrait. Et, tout simplement, ce qui a été extrait de la vie ordinaire par ces orpailleurs du verbe, se trouve d’un coup des allures de roman.
Dans les têtes, il y a toujours l’amorce d’une narration issue d’une sorte de dialogue intérieur pas toujours très profond d’ailleurs. Une succession de possibles semblent surgir. Et ces amorces de narration se succèdent sans causalité évidente. L’ordinaire côtoie le loufoque et le sordide. Judith et Frédérick font apparaître le décalage entre la narration des autres et le monde qui se fout éperdument de toutes ces histoires, ce qui peut provoquer un mauvais aiguillage, une sortie de route… On pense à cet accident de voiture d’un couple qui causait de la tromperie de l’un et dont la sortie de route est due à une mauvaise estimation des vitesses : la voie est libre a-t-elle dit… Ils habitent tous le même monde : l’esclave de la famille présentée à l’amie de classe, le correspondant martyrisé qui martyrise les animaux, le mari qui offre des gros seins pour la Saint-Valentin à sa femme, cette nounou féministe qui enquiquine parents et enfants avec des théories, le père qui joue trop au héros pour être sincère, le maître d’école accusé d’être un monstre pour avoir guidé la main du petit garçon qui apprend à écrire, le migrant apprenti maçon insulté par la racaille devant un corps professoral qui ne sait plus à qui donner raison quand le Front National monte.
Un trait commun à toutes ces nouvelles au-delà de la forme et de la maîtrise de l’art narratif ? C’est sans doute cette façon de traquer le moment où la grandeur d’âme s’abîme dans le pathétique de l’incarnation, de la modernité, du monde humain trop humain. C’est ainsi que les récits sont émaillés de petites queues de poisson, de culs-de-sac, de pirouettes… et c’est aussi dans l’art de décevoir que les auteurs nous amènent à goûter toutes ces petites humiliations humaines. Le ridicule de tout raisonnement, de tout discours, et de tout esprit de sérieux jaillit. Les novellistes traquent ce moment où l’idéal butte sur notre carcasse, les objets. Le réel c’est quand on se cogne disait Lacan. Judith Wiart et Frédérick Houdaer nous donnent des nouvelles du réel, dures comme le bois, donc un peu tendres aussi. 
 
Maximilien Friche, Le Bien Commun
 
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13/05/2022

"Dures comme le bois" (une nouvelle lecture)

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" Une nouvelle, c'est comme faire planer un avion en papier : il faut une bonne impulsion, un parcours sans trou d'air et un atterrissage subtil. Le recueil de Judith Wiart et Frédérick Houdaer joue avec ces difficultés dans des récits courts, voire très courts, menés de manière énergique et retorse parfois. Derrière les situations bizarres, parfois comiques (comme cet homme propriétaire d'une parcelle de jardin ouvrier qui n'y fait rien pousser), on décèle une violence profonde autour de ces libertés que l'on s'autorise ou non de prendre. Cette violence peut aussi bien venir de l'extérieur, à travers la famille, la société, que de l'intérieur, ce que l'on porte en soi et qui peut nous abîmer sans que l'on comprenne toujours pourquoi.
Un recueil de nouvelles, c'est un panorama, panorama des violences intimes contemporaines, pas forcément dans le sang, pas forcément physiques, plus tortueuses, plus torturées. Et s'il y a beaucoup de tendresse pour les personnages qui traversent les pages, on ne cherche pas à enjoliver leurs dilemmes. Derrière l'écriture douce, les descriptions drôles, on ne cache pas la réalité, y compris lorsque toucher la main d'un enfant pour corriger sa manière d'écrire devient aux yeux de certains le crime absolu. C'est une forme d'élégance que de présenter ainsi les paradoxes de nos sociétés civilisées sans nous imposer un jugement tranchant. On peut d'autant plus apprécier les mots, la variété des registres, sans que cela paraisse simplement léger. "
 
 
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27/04/2022

Progrès du jour

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19/04/2022

Deux auteurs qui nous lisent...

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Selon les éditeurs les nouvelles ne se vendent pas. Dommage parce que celles-ci sont excellentes.

Michel Embareck

 

Un humour qui grince à la perfection, la prouesse d’écrire à deux, sans qu’on ne sache jamais qui écrit, des histoires courtes, inquiétantes, drôles et toujours en prise sur notre monde, celui de la voiture, des GPS fous, des attentats, des enseignants attaqués par les parents inquiets ou des femmes en mal d’amour, tous névrosés, des jeunes avec leurs correspondants italiens, leur classe de migrants, leurs problèmes de consentement explicite ou implicite, ça fuse, ça décape…

 

Maryse Vuillermet

 

14/04/2022

"DURES COMME LE BOIS"

 

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Il m’a demandé si le cortège nous suivait toujours puis de regarder sur ma droite, à l’intersection. La voie était-elle dégagée ? J’ai vu la voiture arriver. Elle était à une centaine de mètres. Elle roulait à environ 50 km/heure. C’est ce que j’ai pensé mais je ne conduis pas. Quand je prenais des cours j’avais beaucoup de mal à estimer l’allure des autres véhicules sur la route, ce qui m’empêchait d’anticiper les manœuvres pour m’engager sur le périphérique ou doubler un camion. J’étais dangereuse. J’ai su en voyant la voiture qu’elle arrivait trop vite pour prendre le risque d’engager la nôtre, mais j’ai dit : « Vas-y, la voie est libre ».

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Fier de rejoindre le catalogue des éditions Sous le sceau du Tabellion !
 
Extrait de la présentation sur le site de l’éditeur :
« Dures comme le bois est un recueil de nouvelles de Judith Wiart et Frédérick Houdaer, écrit à quatre mains, qui explore les zones grises de notre époque et n’évite aucun terrain glissant.
​Si ce recueil était un végétal, ce serait assurément un cactus.
Si ce recueil était un animal, ce serait le crocodile et particulièrement celui de Michaux qui lance dans Face aux verrous (...) cet avertissement sans frais :
Ce n’est pas au crocodile à crier : Attention au crocodile ! »
216 pages / 19, 50€
 
Le commander sur Internet (avec frais de port minimes et sans Amazon) ? Ici
Premières librairies - à Lyon & aux alentours - où vous pouvez le trouver (cette liste sera mise à jour au fur et à mesure) :
Librairie Passages, Lyon 2ème
Librairie Vivement Dimanche, Lyon 4ème (Croix-Rousse)
Librairie L'Esperluette, Lyon 5ème (Saint-Just)
Libraire Lucioles ( à Vienne)

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19/01/2022

Hugh Mac Diarmid (Sous le Sceau du Tabellion)

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VENTRE VIDE
 
J'ai rencontré au-delà du cairn
Une fille tout en cheveux
Qu'a chanté jusqu'à ce que sorte
Un loupiot et allez ouste.
 
Les vents qui ont des mondes à moudre
N'ont pas de notes si douces,
La lumière penchée sur une 'tite chose
Est moins vite emportée. 
 
Hugh Mac Diarmid, poète écossais
(Traduction - exceptionnelle - du scots et de l'anglais par Patrick Reumaux),